Alzheimer

II s'agit d'une maladie cérébrale dégénérative se caractérisant par un déclin progressif de la mémoire, de l'idéation, de la compréhension, du calcul, du langage, de la capacité d'apprendre et du jugement. II faut néanmoins faire nettement la distinction entre cette maladie et le déclin normal des fonctions cognitives lié au vieillissement qui est beaucoup plus progressif et moins invalidant.

Combien en souffrent ?
On estime que, actuellement dans le monde, 37 millions de personnes sont atteintes de démence, la maladie d'Alzheimer étant à l'origine de la majorité de ces cas. Environ 5 % des hommes et 6 % des femmes de plus de 60 ans en souffrent. Avec le vieillissement des populations, ces chiffres devraient, selon les projections, augmenter rapidement au cours des 20 prochaines années.
Que peut-on Jaire ?
Il n'y a actuellement pas de traitement. Les soins ont pour objectif de maintenir autant que possible le fonctionnement de l'individu, de diminuer les incapacités provoquées par la perte des fonctions mentales, de réorganiser les habitudes de vie de façon à utiliser au mieux les fonctions restantes, de réduire au maximum les symptômes comme la méfiance, l'agitation et la dépression, ainsi que d'apporter une aide aux familles.
Les interventions psychosociales, éducation, aide, conseil, placements temporaires, sont extrêmement importantes dans le cas de la maladie d'Alzheimer, que ce soit pour le patient ou pour les aidants familiaux. Certains médicaments ont montré une certaine utilité en améliorant le fonctionnement cognitif et l'attention, tout en faisant diminuer les délires. 

OMS Aide rnemoire : Rapport sur la Santé dans le Monde 2001 

La maladie d’Alzheimer est une maladie cérébrale dégénérative primitive. La démence de la maladie d’Alzheimer est classée parmi les troubles mentaux et du comportement dans la CIM-10. Elle se caractérise par un déclin progressif des fonctions cognitives telles que la mémoire, l’idéation, la compréhension, le calcul, le langage, la capacité d’apprendre et le jugement. On pose le diagnostic de démence lorsque ces perturbations sont telles qu’elles constituent une entrave aux activités de la vie quotidienne. La maladie d’Alzheimer débute de façon insidieuse et provoque une lente détérioration. Il faut faire une distinction nette entre cette maladie et le déclin normal des fonctions cognitives lié au vieillissement. Celui-ci est bien moins prononcé, beaucoup plus progressif et moins invalidant. La maladie d’Alzheimer survient généralement après l’âge de 65 ans, mais il n’est pas rare qu’elle débute plus tôt. L’incidence augmentant rapidement avec l’âge (elle double en gros tous les 5 ans), le nombre total de personnes atteintes croît à mesure que l’espérance de vie augmente dans la population.
On a fait de nombreuses études d’incidence et de prévalence de la maladie d’Alzheimer.
Les échantillons étudiés se composent généralement de personnes de plus de 65 ans, encore que certaines études aient porté sur des populations plus jeunes, notamment dans les pays où l’espérance de vie est plus courte (en Inde, par exemple). Les chiffres de prévalence
sont très variables (entre 1 % et 5 %), en partie à cause de la différence d’âge des échantillons et des différents critères diagnostiques utilisés. Selon l’étude de la CMM en 2000, la prévalence ponctuelle de la maladie d’Alzheimer et autres démences est de 0,6 % au total.
Au-delà de 60 ans, elle est de 5 % chez les hommes et de 6 % chez les femmes. Rien ne permet de penser que l’incidence diffère selon les sexes, mais, comme les femmes vivent plus longtemps, elles sont évidemment plus nombreuses à souffrir de cette maladie.
La cause exacte de la maladie d’Alzheimer demeure inconnue. Plusieurs hypothèses ont été avancées : perturbation du métabolisme et de la régulation du précurseur de la protéine amyloïde, des protéines de la plaque, des protéines tau, du zinc et de l’aluminium
(Drouet et al., 2000 ; Cuajungco & Lees, 1997).
D’après les estimations de la CMM en 2000, les démences sont à l’origine de 0,84 % des AVCI et de 2,0 % des AVI. Compte tenu du vieillissement de la population, surtout dans les pays industrialisés, ces chiffres devraient augmenter rapidement au cours des 20 prochai-
nes années.
Le coût de la maladie d’Alzheimer pour la société est déjà considérable (Rice et al., 1993) et continuera de croître (Brookmeyer & Gray, 2000). Aux Etats-Unis d’Amérique, le coût direct et le coût total seraient respectivement de US $536 millions et US $1,75 milliard pour l’année 2000.

https://iris.who.int/server/api/core/bitstreams/8a1a85ac-989f-4b2d-881f-39116db7e9f2/content